Après trois ans de disette, Manchester United a retrouvé sa couronne de champion d’Angleterre. Le seizième sacre national pour des Diables Rouges récompensés par une qualité de jeu exceptionnelle.
L’histoire ne dit pas si Sir Alex Ferguson a réalisé un bon parcours de golf dimanche après-midi. Le coach de Manchester United avait en effet décidé d’aller taper dans la petite balle blanche au lieu de regarder Arsenal-Chelsea, match qui pouvait pourtant couronner ses troupes. Et comme un symbole, ce sont ses anciens ennemis Gunners qui ont écarté les nouveaux riches de Chelsea pour offrir le titre à MU. Si les Blues se sont accrochés jusqu’au bout, c’est plus par leur culture du résultat que par la flamboyance de leur jeu. Les Red Devils, eux, sont sacrés en ayant offert du grand spectacle. Il faut dire qu’avec Cristiano Ronaldo, Rooney et consorts, les Mancuniens sont servis.
Manchester United possède la troisième défense du championnat. Mais quelle importance lorsque l’on est largement la meilleure attaque de Premier League : 83 buts en 36 matchs, soit une moyenne hallucinante de 2,3 réalisations par rencontre ! L’Inter Milan, Barcelone et Lyon sont bien loin dans leur championnat respectif. Seul le Werder s’approche avec 2,22 buts par match. MU n’a perdu quatre fois en 36 rencontres (Chelsea n’a été défait que trois fois). Mais les hommes de Ferguson partagent moins que les Londoniens qui ont concédé neuf nuls. Cette année, MU a été une machine à gagner, emmenée par des joueurs au top de leur forme.
Si un homme incarne parfaitement ce titre 2006-07, c’est bien Cristiano Ronaldo. Le dribbleur portugais a épuré son jeu, même s’il reste encore des progrès à faire de ce côté-là, et a été le détonateur de son équipe. D’abord par sa force de percussion, son jeu toujours porté vers l’avant, son potentiel à rendre chèvre tous les défenseurs. Mais surtout, le prodige formé au Sporting de Lisbonne a eu une régularité de métronome dans les phases offensives. Dix-sept buts marqués : pas mal pour un milieu de terrain qui a aussi délivré quinze passes décisives. Le natif de Madère a pris une autre dimension cette saison dans l’adversité. A l’origine de l’expulsion de son équipier de club Wayne Rooney lors de la Coupe du Monde 2006, Ronaldo était devenu le joueur le plus haï du Royaume. Mais il a su cristalliser toutes les tensions pour en tirer un formidable niveau de jeu. Et son entente avec le buteur de Manchester a été plus prolifique que jamais (quatorze buts pour le joueur formé à Everton). Ces deux joueurs ont été les symboles de la saison mancunienne.
Manchester remporte donc son titre avant même d’avoir rencontré l’équipe de Mourinho à Stamford Bridge. Cela évitera une migraine supplémentaire à Ferguson qui pourra aller parader dans l’antre des Blues. Mais connaissant le technicien écossais, il serait étonnant qu’il laisse filer le match. D’autant plus que quelques jours plus tard, les deux ennemis se retrouveront pour une finale de Cup explosive. Cela sera le seul titre encore possible pour Mourinho cette saison. Ferguson se ferait un malin plaisir de l’en priver.
L’histoire ne dit pas si Sir Alex Ferguson a réalisé un bon parcours de golf dimanche après-midi. Le coach de Manchester United avait en effet décidé d’aller taper dans la petite balle blanche au lieu de regarder Arsenal-Chelsea, match qui pouvait pourtant couronner ses troupes. Et comme un symbole, ce sont ses anciens ennemis Gunners qui ont écarté les nouveaux riches de Chelsea pour offrir le titre à MU. Si les Blues se sont accrochés jusqu’au bout, c’est plus par leur culture du résultat que par la flamboyance de leur jeu. Les Red Devils, eux, sont sacrés en ayant offert du grand spectacle. Il faut dire qu’avec Cristiano Ronaldo, Rooney et consorts, les Mancuniens sont servis.
Manchester United possède la troisième défense du championnat. Mais quelle importance lorsque l’on est largement la meilleure attaque de Premier League : 83 buts en 36 matchs, soit une moyenne hallucinante de 2,3 réalisations par rencontre ! L’Inter Milan, Barcelone et Lyon sont bien loin dans leur championnat respectif. Seul le Werder s’approche avec 2,22 buts par match. MU n’a perdu quatre fois en 36 rencontres (Chelsea n’a été défait que trois fois). Mais les hommes de Ferguson partagent moins que les Londoniens qui ont concédé neuf nuls. Cette année, MU a été une machine à gagner, emmenée par des joueurs au top de leur forme.
Si un homme incarne parfaitement ce titre 2006-07, c’est bien Cristiano Ronaldo. Le dribbleur portugais a épuré son jeu, même s’il reste encore des progrès à faire de ce côté-là, et a été le détonateur de son équipe. D’abord par sa force de percussion, son jeu toujours porté vers l’avant, son potentiel à rendre chèvre tous les défenseurs. Mais surtout, le prodige formé au Sporting de Lisbonne a eu une régularité de métronome dans les phases offensives. Dix-sept buts marqués : pas mal pour un milieu de terrain qui a aussi délivré quinze passes décisives. Le natif de Madère a pris une autre dimension cette saison dans l’adversité. A l’origine de l’expulsion de son équipier de club Wayne Rooney lors de la Coupe du Monde 2006, Ronaldo était devenu le joueur le plus haï du Royaume. Mais il a su cristalliser toutes les tensions pour en tirer un formidable niveau de jeu. Et son entente avec le buteur de Manchester a été plus prolifique que jamais (quatorze buts pour le joueur formé à Everton). Ces deux joueurs ont été les symboles de la saison mancunienne.
Manchester remporte donc son titre avant même d’avoir rencontré l’équipe de Mourinho à Stamford Bridge. Cela évitera une migraine supplémentaire à Ferguson qui pourra aller parader dans l’antre des Blues. Mais connaissant le technicien écossais, il serait étonnant qu’il laisse filer le match. D’autant plus que quelques jours plus tard, les deux ennemis se retrouveront pour une finale de Cup explosive. Cela sera le seul titre encore possible pour Mourinho cette saison. Ferguson se ferait un malin plaisir de l’en priver.

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